Situation socio-economique de la region de Gety

Gety, milieu prospère avant la guerre
 
La chefferie des Walendu Bindi est un milieu rural où la population, constituée majoritairement des autochtones indru, avait une vie relativement bonne ; en effet, par son cadre naturel c.à.d. un relief de haut plateau et de montagnes, un climat tropical d’altitude et un sol fertile, cette entité était un milieu agricole prospère qui alimentait largement en denrées alimentaires les marchés environnants, compris les consommateurs de Bunia, et qui approvisionnait d’autres contrées aussi. Le marché de Hoho dans la périphérie sud de Bunia était célèbre par les denrées agricoles en provenance de Gety, entre autres ‘’la farine et les cossettes de manioc blanc’’, bien appréciés à Bunia et le riz ; l’entité comptait également un cheptel représentatif du Territoire, voire du District. 
 
Guerre à Gety, et ses effets négatifs
 
La guerre et les conflits armés qui sévissent dans la contrée de Gety depuis plus d’une décennie ont ébranlé les conditions de vie des populations enclines à l’insécurité, au déplacement fréquent, au pillage, aux destructions de leurs infrastructures socio-économiques les plaçant dans la vulnérabilité aigue : alimentation insuffisante, scolarité difficile, pillage quotidien de bétail, incertitude d’accès aux soins de santé, etc. Cette situation s’est accentuée depuis les dernières opérations militaires engagées, en juillet-août 2013, par les FARDC, armée gouvernementale, contre les FRPI, milice du ‘’Général’’ Cobra MATATA, avec des milliers des déplacés cantonnés aux camps de Lagabo, de Soke, à Sogolo, etc., de nombreuses écoles fermées et l’accès difficile de certaines zones vers des marchés ou des centres de santé.
  
Elle s’est exacerbée avec la présence de ces deux troupes dans la région, car comme l’a évoqué le focus group de l’orpailleur LAZO ZITONO Justin (28 ans) de Bavi « que ce soient les FARDC ou les FRPI, toutes agissent de la même façon » ; et à un notable indru de 56 ans de Gety, qui a requis l’anonymat, d’ajouter « les deux sont pires, car elles sont les porte- malheurs pour le milieu autant pour la population que pour les exploitants ». Pourtant, « la population réclame la paix totale pour la stabilité de leurs activités » comme le dit le commerçant ANDROZO NDODHU (40 ans), ce qui s’est dégagé chez près de 82 % de focus groups enquêtés.
 
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